Taiwan Insolite s’adresse à tous les curieux et amoureux de Taïwan, mais aussi à ceux qui ne connaissent pas encore cette petite île insolite au large de la Chine.

vendredi, janvier 27, 2006

Chinese new year songs

A Taiwan, pour le nouvel an chinois, il est impossible d'éviter les traditionnelles musiques du nouvel an chinois.

Ces chansons, que tout le monde connait par cœur et que personne n'ose ou ne pense renouveler, sont l'essence du nouvel an, elles apportent la joie et l'excitation. Elles vont avec les banderoles rouges qui sont placardées autour des portes et les enveloppes rouges offertes au repas du nouvel an.

Le plus amusant est que chaque année, il y a de nouvelles remixes de ces chansons et que ces remixes sont toujours diffusées en boucles dans tous les restaurants et boutiques. Après un mois de décembre avec les musiques de Noël qui passaient déjà en boucle et qui rendaient pas mal cinglées, les musiques du nouvel an ont tout de suite pris le relai au premier janvier.

Âmes sensibles s'abstenir, les musiques du nouvel an chinois peuvent rendre joyeux, ou fou !

mercredi, janvier 18, 2006

Repas de fin d'année 尾牙

A la fin de l'année lunaire, l'excitation est à son comble le jour du repas du fameux 尾牙, un repas de célébration de la fin d'année et probablement aussi un moyen pour l'entreprise de souder les liens et renforcer la cohésion entre les employés autour d'une table ronde où est servi un succulent repas.

Mais le repas n'est pas seulement ce que les employés attendent. La loterie de fin d'année est probablement le moment le plus excitant pour un employé taïwanais. Une partie des bénéfices de l'entreprise est dépensée en lots que peuvent gagner par tirage au sort les employés. L'excitation est à son comble !

Hier soir était le repas de fin d'année de mon entreprise. Nous nous sommes rendus dans un restaurant chic non loin du bureau. Après quelques plats succulents servis les uns après les autres, la loterie a commencé...

Parmi les lots, bons d'achats, lecteur de disque portable, I-Pod Shuffle, PS2, PSP, Appareil Photo digital... Mais le plus intéressant est probablement la surenchère des dirigeants de la compagnie en voulant consoler les perdants : Des sommes dépassant la valeur du premier lot ont été attribuées à ceux qui n'ont pas vus leur numéro tirés au sort. Le vin servi en abondance rend le repas très festif et les visages de mes collègues ont pris rapidement la couleur du contenu de leurs verres.

Un repas inoubliable. Voir ses collègues le teint rougi par l'alcool n'arrive qu'un soir par an et il ne vaut mieux pas manquer ce rendez-vous assez singulier, de joie et d'excitation.

samedi, janvier 07, 2006

Café Internet 網路咖啡, 晚上

Il est 2h30 du matin et je suis dans un café internet dans le district de 左營 à Kaoshiung. Taiwan répond toujours au besoin fou de faire n'importe quoi à n'importe quelle heure.

A 2h30 du matin, il est possible de faire pratiquement tout ce que l'on veut. Bien sur à cette heure avancée de la nuit tout n'est pas ouvert mais avec un peu de temps on finit par trouver ce que l'on veut.

Il n'y a pas grand monde dans ce café internet. Je me suis confortablement installé sur un poste à proximité de la caisse où une jeune fille m'a servi un chocolat chaud. Avec le froid et l'humidité, mes mains sont devenues glaciales sur le guidon de mon scooter. Il était temps que j'arrive pour me réchauffer un peu.

Je suis venu ici pour l'ambiance. Unique. La chaleur de la nuit m'entoure. A quelques postes de moi un enfant de 12 ans joue frénétiquement sur un jeu. A coté de lui probablement son grand frère qui joue avec lui. Devant moi des clicks me parviennent sans que je puisse voir qui en est l'auteur.

Les cafés internet florissaient pendant une période mais le fait que la plupart des foyers disposent maintenant d'internet en a fermés beaucoup. Ils subsistent néanmoins grâce aux jeux en ligne et également au fait que des jeunes se réfugient ici pour échapper le temps d'une heure, voire même d'une journée à l’autorité familiale. On a même déjà vu la police descendre dans ces cafés internet pour ramener des enfants chez eux. Voici un peu comment l'on fugue à Taiwan...

vendredi, janvier 06, 2006

La légende des Ketagalan 凱達格蘭

Devant le palais présidentiel à Taipei, il y a un boulevard au nom intrigant : Ketagalan. D'où vient ce nom ? Je me suis longtemps posé la question et j'ai finalement trouvé derrière ce nom, toute une histoire, celle d'une tribu oubliée.

Ketagalan est une tribu indigène qui a vécu dans le bassin de Taipei. A cause de leur contact direct avec les peuples chinois immigrant, leur culture est maintenant oubliée et leur langue éteinte.

La légende dit que la tribu a d'abord vécue sur une autre île. Mais un jour, un monstre y est apparu. Chaque nuit le monstre apparaissait dans le village, terrorisant les villageois.

Les villageois ont alors étendu des pièges pour le monstre tout autour de leurs maisons et leurs champs. Le monstre fut blessé par l’un de ces pièges et retourna pour un moment dans les montagnes, laissant le village de nouveau paisible. Mais le monstre réapparu, et devenu fou par la faim, entra dans une hutte et saisi un enfant.

Les villageois commencèrent à vivre dans la crainte d'être mangé par le monstre et ne pouvaient plus fermer l’œil. Les villageois ont discuté longuement mais personne ne n’avait idée de comment en finir avec le monstre. Ainsi, sans autre choix, ils ont décidé qu'ils devaient quitter l'île. Après un long et dangereux voyage en mer, ils aperçurent la terre. L'île où ils débarquèrent était Taiwan…

Avec les années, la tribu se développa et fût en surpopulation. Pour parer a ce problème, les villageois ont accepté de se partager en deux groupes. Chacun dut dessiner des pailles. Ceux qui ont dessiné de longues pailles ont été autorisés à rester vivre sur la plaine fertile tandis que ceux dessinant les pailles courtes ont du se déplacer dans les montagnes.

En 1996, le boulevard de 中正 devant le bâtiment présidentiel a été rebaptisé boulevard de Ketagalan par la ville de Taipei en commémoration et un musée à été érigé pour conserver les vestiges de cette tribu maintenant disparue

mercredi, janvier 04, 2006

Pâtisserie française cachée à 台北

Taipei est une ville pleine de surprises. En cherchant de la noix de muscade pour mon repas de Noël, j'ai découvert un endroit pittoresque et dépaysant en plein cœur de la ville.

Dans une rue perdue du centre ville, loin de l'agitation perpétuel du trafic urbain, j'ai ouvert la porte d'un immeuble, gravis l'escalier jusqu'au cinquième étage où une porte s'est ouverte. Je me suis retrouvé alors nez à nez avec un pâtissier français, coiffé de sa toque. C'est ici qu'il a établit son laboratoire de pâtisserie où il prépare depuis plusieurs années gâteaux, génoises, galettes, bûches pour le grand plaisirs des taïwanais.

Il s'appelle Mr Bruno et dispose d'un site internet où il est possible de commander la plupart des ses pâtisseries.