Les aborigènes de Taiwan étaient un peu plus de 474 000 fin 2006 et représentaient environ 2% de la population. Appelés Yuanzhumin (原住民, "aborigènes"), ils furent autrefois exploités par les japonais sous l’occupation et peu considérées par les Chinois.
Les cultures aborigènes ont eu, ces dernières années, un sursaut de vitalité dû aux luttes sociales menées par les aborigènes afin de défendre leurs droits et de ne pas laisser mourir leur culture.
Cette reconnaissance des tribus aborigènes et leurs cultures est une avancée majeure dans la sauvegarde du patrimoine culturel de Taiwan. Cet également un moyen pour le gouvernement de montrer que Taiwan a sa propre culture et se démarque de ce fait de la Chine.
Dans le programme de reconnaissance des différentes tribus, la tribu des Sakarya a été la treizième tribu à être reconnue officiellement par le gouvernement Taïwanais en janvier 2007. La douzième tribu avait été les Truku en 2004. C’est donc au total 13 tribus distinctes qui peuplent les régions montagneuses, forestières, et côtières (a l’est) de l’ile.
De nos jours Le gouvernement taiwanais reconnaît officiellement 13 tribus : les Amis, les Atayal, les Bunun, Les Kavalan, les Paiwan, les Puyuma, les Rukai, les Saisiat, les Sakizaya, les Da'o (Yami), les Thao, les Truku et les Tsou.
Cet attachement pour Taiwan à sa culture aborigène ne se remarque pas seulement par les efforts du gouvernement dans sa politique culturelle. Pour la première fois depuis un siècle, un jeune couple Atayal à décider d’accomplir un geste identitaire fort en se faisant tatouer le visage selon l’ancienne tradition de leur tribu. Cette tradition du tatouage facial avait été proscrite par les autorités coloniales japonaises en 1913. Jusqu'à maintenant seules des personnes âgées arboraient ces tatouages faciaux.
Serait-ce les extra-terrestres qui se seraient mis au chinois ? On ne le sait pas encore… mais une chose est sure, les cultivateurs de Taitung savent bien faire passer leur message.
Ils viennent récemment d’annoncer que le prix du riz n’augmentera pas malgré les pertes importantes dans les récoltes de cette année, causées par la série de typhon de cette été.
Le symbole dessiné dans ce champs de riz veut dire « mi » c'est-à-dire tout simplement riz en chinois…
Dans la collection des panneaux insolites que l’on peut trouver à Taiwan, il y a celui qui indique la sortie dans le passage souterrain pour l'accès à la plateforme 2 de la station de Nantzu à Kaohsiung.
Vu la posture du bonhomme sur le panneau, la sortie indiquée devient bien inquiétante…
Qui n'a pas mangé un bol de nouilles instantanées dans un endroit insolite, à un moment mémorable (peut-être romantique ?) à Taiwan ?
Les nouilles instantanées sont une véritable institution à Taiwan. Tout le monde en consomme, que ce soit à la maison, au bureau, en vacances, a la gare, dans le train, et surtout en période de typhon. La règle est simple : il n'y pas d'heure et tous les endroits sont propices a un bon bol de nouilles instantanées.
Taiwan est selon l'Association Internationale des Fabricants de Nouilles, le douzième plus grand producteur de nouilles instantanées avec un marché annuel de 10 milliards de dollars taïwanais ! Cela représente une production de 900 millions de paquets de nouilles individuels, soit 40 par personne !
Le plus grand fabricant insulaire de nouilles est Uni-President (Tong-Yi, 統一), entreprise qui est en train de prendre également une bonne place sur le marche international.
Les nouilles instantanées les plus populaires à Taiwan sont probablement les nouilles en soupe au bœuf et les nouilles aux émincés de porc.
Malgré cette forte consommation de nouilles instantanées à Taiwan, leur consommation fréquente n’est pas recommandée par les organismes de santé, pour leur faible teneur en fibres, vitamines et sels minéraux, leur forte teneur en carbone et surtout une forte dose de MSG (Glutamate de Sodium) : 60% de plus que la dose journalière recommandée.
Saviez-vous que l'inventeur des nouilles instantanées, Mr. Momofuku Andō (安藤百福), bien que Japonais, était originaire de Taiwan ?
La fête de la mi-automne n’est pas seulement le jour où tous les taïwanais sortent dehors pour préparer un barbecue en famille ou entre amis, c’est aussi la saison du pomelo !
La saison du pomelo tombe en effet à la fin du mois de septembre, c’est pourquoi il est souvent associé au festival de la mi-automne. A cette période le fruit est très populaire, surtout la variété venant de Matou. Le pomelo a été introduit pour la première fois à Taiwan depuis le sud de la Chine au début du 18eme siècle, mais il a fallu presque 100 ans pour l’acclimater à Matou, où seulement quelques cultivateurs l’ont cultivé. Autour de la moitié du 19eme siècle, un résident de Matou a amélioré la production par une recherche et un management rigoureux.
Le pomelo est rond quoi que sa forme soit un peu étirée sur un coté. Sa couleur est verte mais peut aller sur le jaune si le fruit est trop mûr. Sa peau est très épaisse et il impossible de dépecer le fruit a la main, il faut l’aide d’un couteau.
Il faut d’abord enlever la peau épaisse en incisant le fruit en huit parts égales à l’aide d’une lame sans toutefois l’enfoncer de trop dans le fruit (1.5cm suffit). Ensuite il faut couper le dessus du fruit, c'est-à-dire le coté le plus étiré, puis avec les doigts éplucher la peau épaisse comme une banane.
A l’intérieur, autour d’un cœur vide se retrouve les quartiers du pomelo qui ressemble à des quartiers de pamplemousse mais en plus grands. Ainsi, il faut séparer la chair du pomelo des quartiers les contenant pour les manger.
Une fois que la chair du fruit est consommée, il reste la peau épaisse du pomelo qui est souvent posé sur la tête des enfants en guise de coiffe !
Pour ceux qui ne mangent les huîtres que fraîches, avec un filet de citron en vérifiant bien (du mieux que l’on peut) qu’elles sont encore vivantes, voici l’alternative taïwanaise : l’omelette aux huîtres ! Un des nombreux plats taïwanais apprécié par les taiwanaïs.
Pour 40NT (moins d’un euro), on vous sert une assiette avec cette omelette composée d’huîtres et de salade sur laquelle une sauce transparente rouge est versée. Ca se mange avec une paire de baguette et parfois des deux mains (pour couper l’omelette en morceau). On sent bien le goût de l’huître, la salade qui compose également l’omelette est la bienvenue et malgré la couleur insolite de la sauce, elle accompagne bien le tout !
Ca ne comble pas la faim mais c’est un vrai régal... pour les passionnés !
L’île de Taiwan est essentiellement couverte de montagne. Le sommet le plus haut, la montagne Yu-Shan (玉山, montagne de Jade) culmine à 3952 mètres d’altitude. Les routes en lacets sont étroites et dangereuses et d’après ce panneau de circulation, il n’y a pas que les pierres qui tombent des falaises !
Reste à savoir quelle est la voiture qui y est représentée ? Est-ce la voiture qui nous devance sur le lacet en surplomb ou bien la notre qui risque de sortir de la route a chaque tournant ? Et où est celui du risque de chute de scooter ? Prudence !
Pratiquement tout le monde a un scooter à Taiwan (on en recensait 1 055 229 à la fin du mois de juillet 2007), et c'est des le plus jeune âge que l'on apprend à dompter ces montures de plastique et d’acier.
Et pour rendre le réalisme à son paroxysme, les forains ont installés de vrais scooters à leur manège, de quoi rendre les enfants fous de joie en enfourchant une vraie moto comme celle de papa !
Reste à savoir si le port du casque y est obligatoire sur le manège… Ce qui serait une excellente sensibilisation à la sécurité routière, qui oblige tout motocycliste à porter un casque depuis 1997.
Question : A quand le manège avec de vraies voitures ?